Les martinets de l'église
Les cris stridents des martinets qui nichent dans les murs de l'église, classée Monument Historique.
Parvis de la vieille église romane, un soir de juin
Chapitres
Ils sont là depuis des siècles, peut-être depuis la construction de l'église elle-même au XIe siècle. Les martinets noirs nichent dans les interstices des vieux murs de pierre, et chaque année au printemps, leurs cris stridents envahissent le parvis. Ce ballet aérien, si familier aux Lunairiens, raconte une histoire de cohabitation entre l'homme et le vivant.
Mais cette cohabitation ne va pas de soi. Quand il faut ravaler une façade, boucher une fissure, rénover une toiture, la question se pose : que fait-on des nids ? La loi protège les martinets — comme tous les oiseaux sauvages —, mais la sensibilisation reste à faire. Ailleurs, des colonies entières ont disparu lors de rénovations mal pensées.
Saint-Lunaire a fait le choix de la biodiversité avec l'obtention du label « Ville Nature » et la mise en place d'une gestion différenciée des espaces verts. Dans cet épisode, nous rencontrons Pierre, bénévole naturaliste qui recense les populations de martinets depuis quinze ans, et nous interrogeons ce que signifie vraiment « laisser une place au vivant » dans une commune touristique où l'esthétique des façades compte aussi.
Quel animal ou quelle plante avez-vous vu apparaître — ou disparaître — à Saint-Lunaire ces dernières années ?
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